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D2P3 - Relations Internationales : nouveaux enjeux et gestion de crise


Coordonnation : Laure Ortiz et Simon Tordjman

 

La vocation de ce parcours pluridisciplinaire est de former des professionnels ayant une connaissance des enjeux internationaux et des grandes transformations contemporaines des relations internationales qui découlent de l'émergence d'acteurs non-étatiques et de nouveaux enjeux sur la scène internationale. Le parcours de 4e année constitue une base généraliste à une formation qui se prolonge en cinquième année par deux options d’approfondissement et de spécialisation dans le champ des relations internationales : un parcours de spécialisation propre au diplôme de Sciences Po Toulouse : « Relations internationales : nouveaux enjeux et gestion de crise » ; et une spécialité « Gouvernance des relations internationales » du master mention science politique UT1/Sciences Po Toulouse).

 

Les débouchés professionnels sont donc multiples et fonction de la spécialité qui sera choisie en 5e année. S'agissant du parcours « Relations Internationales : nouveaux enjeux et gestion de crise » sont visés les métiers suivants : chargés d'études ou responsables de projet, fonction d'encadrement logistique, gestion des ressources humaines dans les organisations nationales ou internationales, gouvernementales ou non gouvernementales intervenant dans le domaine de l’action humanitaire et de la gestion de crise et travaillant au contact des organisations internationales ; emplois au sein des services de coopération des ministères et collectivités territoriales ; de cabinets de consultants et d'audits ; chargé de missions auprès des services de l'Etat ou des collectivités locales intervenant dans ces domaines d'activité.  

L'équipe pédagogique associe des universitaires spécialistes des questions internationales, des magistrats de la Cour pénale internationale et des professionnels des ONG.


Semestre 7 TRONC COMMUN 3 cours à choisir parmi :
Politique économique
Contenu

Ce cours passe en revue les politiques susceptibles de rehausser durablement la croissance de l'économie fran&ccdil;aise. Quatre grands thèmes seront abordés :
- les politiques agissant sur le niveau de l'épargne et de l'investissement;
- les politiques en faveur de l'innovation et des PME;
- la question de la compétitivité;
- le chômage et le marché de l'emploi.
Le cours proposera dans un premier temps un rappel général sur la croissance économique et sur les limites d'une politique qui ne serait fondée que sur ce seul objectif. Chaque séance sera ensuite l'occasion d'analyser les politiques mises en place en France, et de faire un lien avec l'actualité. Parmi les mesures qui seront abordées : le crédit impôt recherche, les pôles de compétitivité, la fiscalité de l'assurance vie, le CICE et le pacte de responsabilité, la TVA sociale, les politiques de change, la loi El Khomri et la réforme en cours du droit du travail, les allègements de charge au voisinage du SMIC, les emplois d'avenir, la formation professionnelle, etc.. Le cours invitera les étudiants à réfléchir sur le bien fondé des politiques économiques menées au cours des dernières années, dans la mesure du possible d'une manière objective et non partisane à l'aide des méthodologies d'évaluation économique des politiques publiques.

20H - 3 ECTS F. CHERBONNIER Sociologie de l'action publique
Contenu

Les politiques publiques sont omniprésentes : pas un jour sans que les acteurs politiques, privés et publics, les médias, les citoyens n'évoquent dans leurs discours le rôle, l'impact, le déficit réel ou supposé des politiques publiques. OGM, déchets nucléaires, emploi, politiques migratoires, réformes des retraites, de la Sécurité sociale ou de l'hôpital, crises sanitaires, grenelle de l'environnement, carte judiciaire, politiques pénales, "plans banlieues" sont autant de mots valises qui renvoient aux formes de plus en plus complexes de l'action publique. Aussi familier soit-il, le terme "action publique" recèle cependant une grande diversité de sens, d'approche et d'analyse.
Partant de ce constat, le cours invite à réfléchir aux conditions de possibilité d'une science sociale de l'action publique. Il poursuit ainsi deux objectifs majeurs. Il revient, d'une part, sur les principes fondamentaux et les grands enjeux de l'action publique : définition et caractérisation des politiques publiques, type de politiques publiques, transformation historique de l'action publique, mise en oeuvre et construction des problèmes publics, instrumentation de l'action publique...etc. Il entend, d'autre part, proposer aux étudiants un état des savoirs et des recherches à partir de l'analyse et de la présentation d'études de cas. Après une introduction générale sur l'historicité de l'action publique ("art de gouverner", formes de la "gouvernementalité"), le cours s'organise autour d'un plan thématique en quatre points :

  1. L'Etat et l'action publique (évolutions du rôle de l'Etat dans la définition et la conduite de l'action publique)
  2. Les acteurs de l'action publique (acteurs politiques, "non étatiques" et "intermédiaires" des politiques publiques)
  3. Les instruments de l'action publique ("dépérissement" des instruments classiques - lois, pouvoir réglementaire - au profit de nouveaux instruments issus du New Public Management - benchmarking, normes standards, indicateurs de performance, best practices - qui conduit à s'interroger sur les formes de dépolitisation de l'action publique)
  4. Les changements de l'action publique (path dependence, convergence et européanisation des politiques publiques...)
20H - 3 ECTS g. TANGUY La globalisation des droits humains
Contenu

NC

20H - 3 ECTS L. Ortiz Management des organisations
Contenu

Le cours présente le management et son histoire dans une perspective critique en montrant ses conséquences politiques et sociales. Conduire les équipes, les projets et le changement est une des compétences majeures attendue des futurs cadres supérieurs de l'état et des collectivités territoriales comme des entreprises et des ONG. Ce cours a pour objectif de transmettre les connaissances fondamentales et les compétences du management qui sont transversales aux principaux champs disciplinaires des sciences de l'organisation (gestion des ressources humaines, contrôle de gestion, systèmes d'information, finances, marketing...). Les grandes fonctions qui existent dans les organisations publiques et privées seront abordées ainsi que les théories qui éclairent les pratiques les plus récentes en matière de management.

20H - 3 ECTS A. Peneranda
COURS DE SPÉCIALITÉ 20H - 3 ECTS Droit de la guerre et de la paix
Contenu

NC

20H - 3 ECTS M. X SÉMINAIRES Sociologie des conflits
Contenu

NC

20H - 3 ECTS B. Gourisse Théories de la sécurité
Contenu

NC

20H - 3 ECTS S. Tordjman, C. Crespy Politiques internationales et analyse des conflits : Les relations internationales de la Russie
Contenu

Etat post-impérial et post-communiste, récente ex-superpuissance et marché émergent, la Russie connaît une crise identitaire depuis 25 ans. Les différents statuts qu'elle doit gérer impliquent un positionnement complexe et souvent conflictuel dans les relations internationales. Ce séminaire interrogera les processus et les enjeux de la recomposition, depuis la fin de l'URSS, de la politique extérieure russe ; ils témoigneront aussi de la transformation de l'ordre international. Nous procèderons de manière thématique (les héritages, la doctrine, l'étranger proche, l'UE, les Etats-Unis, le monde arabe, l'Asie).

20H - 3 ECTS S. Burgaud ATELIER 20H - 5 ECTS Crises contemporaines et maintien de la paix
Contenu

NC

J.-P. Rafenne conférence de méthode LVA 18H - 2 ECTS LVB 18H - 2 ECTS
Semestre 8 TRONC COMMUN Théorie économique des institutions
Contenu

L'institutionnalisme connaît un renouveau depuis une vingtaine d'années dans toutes les sciences sociales. Il se distingue des théories qui reposent sur l'individualisme méthodologique parce qu'il pose la nécessité de penser le rôle des médiations entre structures sociales et comportements individuels. Ces médiations sont les institutions. Le cours « théories économiques des institutions » a vocation à présenter un large panel d'approches de sciences économique qui s'intéressent au rôle des institutions dans la coordination des agents économiques et la dynamique de formation et d'évolution des institutions. En effet, de nombreuses théories ont cherché à éclairer l'origine et l'impact des institutions. « L'économie institutionnelle est une famille de théories, qui partagent la thèse que les institutions comptent dans l'étude de l'économie, voire qu'elles constituent un objet essentiel de la réflexion. Elles se distinguent des théories pour lesquelles l'économie n'a pas à prendre en compte les institutions, ces dernières relevant plutôt d'autres disciplines comme la science politique, la sociologie ou l'histoire. ».1

Une institution peut être un ensemble d'habitudes et de règles juridiques, morales ou coutumières elle permet la coordination des agents et, ou, la mise en place d'incitations pour aller vers une économie plus efficiente. Les nombreux institutionnalismes sont réunis par un scepticisme commun à l'endroit d'une conception atomistique des processus sociaux et par la conviction que les dispositifs institutionnels et les processus sociaux ont de l'importance. C'est sur la définition même des institutions que ce divisent les théories économiques des institutions : certaines insistent sur les caractéristiques microéconomiques des phénomènes institutionnels alors que d'autres insistent sur les aspects macroéconomiques, elles donnent plus ou moins de poids aux caractéristiques cognitives et normatives des institutions, aux intérêts et aux réseaux de relations dans la création et la diffusion des institutions, etc.

Les points suivants seront abordés (plan indicatif susceptible d'être modifié) :

1. Introduction.
Institution, organisation et rationalité. Coordination, confiance et pouvoir. Unité et diversité des institutionnalismes
2. L'institutionnalisme originaire
L'école historique allemande, l'institutionnalisme de Veblen et de Commons
3. Le néo-institutionnalisme
Les coûts de transaction (Coase, Williamson). Institutions formelles et informelles (North). Théorie des jeux et incitations
4. Retour à l'institutionnalisme originaire
L'institutionnalisme historique (Hodgson, Boyer). L'incomplétude des règles (Piore, Doeringer, Favereau).
5. Conclusion. Le marché, une institution parmi d'autres ? La monnaie, marchandise ou institution ?

______________________
1 CHAVANCE Bernard, 2006, L'économie institutionnelle, Repères, La découverte, p. 3.

20H - 3 ECTS A. Isla Histoire des sentiments d'appartenance
Contenu

Il s'agit d'aborder les appartenances, qu'elles soient ethniques ou nationales, religieuses ou sexuelles, dans leur caractère d'appartenances construites, conséquences d'une catégorisation faisant intervenir mémoire, langue, territoire, genre, et également lois et réglementations. Ce cours doit permettre de rapprocher les constructions identitaires ethnique, nationale, sexuelle, religieuse autour d'une critique de l'essentialisme et du naturalisme, au profit d'une approche historique. En ce sens, le cours devrait aider à appréhender les rapports sociaux de domination présents dans les sociétés contemporaines et à mieux comprendre les manifestations identitaires qui s'y produisent.

20H - 3 ECTS I. Lacoue-Labarthe Politique comparée
Contenu

Ce cours s'inscrit dans une actualité brûlante (mondialisation, européanisation, terrorisme, pandémies, raréfaction des ressources naturelles, changement climatique, soft power...) dont il s'agira aussi de se distancier pour mieux la comprendre. Pour rompre tout à fait avec les banalités du sens commun, on privilégiera l'actualité des recherches internationales en sciences sociales qui cherchent à comprendre les institutions et phénomènes politiques (par le bas (subaltern et cultural studies), dans une perspective socio-historique (Tilly, Skocpol, Elias...), interdisciplinaire (anthropologie, économie, histoire), tenant compte des contraintes écologiques. Après un aperçu des modèles extra-occidentaux d'autres constructions du politique (Inde, Chine, Afrique), le cours abordera sociologiquement les questions intimidantes de la "crise" et du renouvellement de l'Etat-nation occidental. L'occasion d'un retour sur trois fondamentaux conceptuels de l'Etat : d'abord, la souveraineté ; ensuite, le monopole de la violence physique légitime confronté au terrorisme, aux émeutes urbaines, aux mafias, aux milices et à la justice privée... ; enfin, l'identification nationale face à la mondialisation de la culture et aux flux migratoires. Pour terminer, nous verrons comment s'effectue la désignation des chefs politiques dans différents modèles de dominations politique, depuis le tirage au sort jusqu'au coup d'Etat.

20H - 3 ECTS E. Darras COURS DE SPÉCIALITÉ 20H - 3 ECTS Political transitions and constitutional reform processes
Contenu

NC

T. EL KHOURY SÉMINAIRES Processus de démocratisation
Contenu

NC

20H - 3 ECTS G. Tanguy Faire la paix : résolution de conflits et médiations internationales
Contenu

NC

20H - 3 ECTS S. TORDJMAN, N. ROUGY Désarmement et contrôle des armements
Contenu

NC

20H - 3 ECTS J.-P. Rafenne ATELIER 20H - 5 ECTS Protection humanitaire et gestion de crise. "Moving beyong borders" : retours et recours
Contenu

NC

en partenariat avec MigrEurop. S. Prestianni conférence de méthode LVA 18H - 2 ECTS LVB 18H - 1 ECTS
Cours d'ouverture 20H - 1 ECTS A choisir entre :
1. The British and American Health Care Systems Since the 1930s
Contenu

This course examines the evolution of public health care systems in the United States of America and in the United Kingdom since the 1930s. In doing so, it shows how both nations attempted to meet their populations’ expectations for an access to health services and treatments worthy of global powers. It also sheds light on the widespread resistance to publicly funded and administered services: in the USA, big government has been equated with soviet (or other) socialism for the best part of the twentieth century, and the same fears resurfaced as B. Obama promoted his Patient Protection and Affordable Care Act. Though the post-war consensus was stronger in Britain, it largely fell apart in the late 1970s and the British seem to have now become equally wary of government spending and intervention, even though the National Health Service seems to be the last branch of the welfare state to face a major overhaul.
In order to address the evolution of health care policies in both countries, it is necessary to address some institutional/constitutional background to better understand how nation-wide policies depend on state/nation choices in their daily administration: Americans states are quite autonomous in their management of Medicaid, and of the more recent Patient Protection and Affordable Care Act. As for Britain, though the NHS is still “National” as the acronym suggests, Scotland, Wales and Northern Ireland have adopted their own specificities as health falls within the sphere of devolved powers.
Another feature that is worth considering to fully comprehend the increasing distrust governments have met since the 1980s is the general economic context: Keynesianism was superseded by the rise of neo-liberalism among intellectuals first, and then within conservative political parties, drawing the more liberal ones (Dems in the US, and Labour in Britain) more to the center of the political game as Clinton and Blair opted for Third Way politics. The shape of the economy was also paramount in how public opinion viewed public spending in general, as well as benefits and the prospect of universal healthcare in particular.

A. Sippel 2. Actores y dimensiones de la acción colectiva en América latina
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A partir de los años 1980, las sociedades latinoamericanas experimentan transformaciones sociales, políticas y económicas profundas que corren parejo con la aparición de nuevos actores sociales cuyas movilizaciones -fuera de las organizaciones mediadoras tradicionales o mediante una relación novedosa con ellas- se articulan desde el campo de lo cotidiano y de lo comunitario. Con actores con fuerte capacidad de movilización o con repertorios de acciones colectivas singulares como "cacerolazos" o "marchas por la dignidad", las luchas y las organizaciones priorizan una unidad desde abajo que permite superar las clásicas demandas sectoriales y dejar paso a nuevos repertorios de acción. Entre continuidad y transformación de actores sociales, germinación de nuevos militantismos, formas nuevas de interacción entre Estado y actores sociales o internacionalización de las movilizaciones, la acción colectiva a partir de finales del siglo XX en los distintos países de América latina desemboca en movimientos capaces de representar una verdadera fuerza política, económica o social que se traduce en saberes colectivos : organización, acción, proyecto, poder popular.
Este curso tiene por lo tanto como objetivo analizar la acción colectiva en América latina desde la perspectiva contemporánea de sus actores considerando los desafíos con los que se enfrentan las democracias latinoamericanas actuales en un contexto marcado por el vínculo entre globalización y neoliberalismo : el desafío de resolver las desigualdades y los costos humanos y sociales causados por la violencia, el crimen y la inseguridad, y el de la gobernanza. Para ello desarrollaremos nuestro análisis acercándonos más particularmente al estudio de casos y a la cuestión de la “colonialidad del poder”.
En una primera parte, habremos de realizar una breve presentación teórica de lo que se entiende por "actores" y "acción colectiva" esencialmente a partir de los añ;os 90 y desde una perspectiva latinoamericana. Esto nos llevará a poner en evidencia los cambios en los tipos de movilizaciones tomando en cuenta su relación con los procesos de globalización.
En una segunda parte, y considerando que el principio de la práctica transformadora es un rasgo constitutivo de las dimensiones de la acción colectiva en América latina a partir de los 90, nos centraremos en el estudio de los actores, de los nuevos repertorios de acción y de las nuevas prácticas de movilización. Entre otros ejemplos significativos, trataremos del movimiento indígena en Bolivia, del zapatismo o de los movimientos tales como el Movimiento de los Sin Tierra, entre otros. Los casos estudiados nos ayudarán a reflexionar luego sobre las dimensiones de la acción colectiva actualmente en América latina y sobre sus límites y sus retos frente a la propensión a "criminalizar" la protesta social en algunos países democráticos de la región actualmente, como con la cuestión de los "43 desaparecidos" en México.

A. Canovas 3. Villes et Environnement
Contenu

Depuis 2007, selon les Nations Unies, plus de l'humanité vit en ville. L'urbanité est devenue un fait social majoritaire à l'échelle du monde. De surcroît, cette tendance à l'urbanisation devrait se renforcer considérablement au cours des années à venir, compte tenu d'une transition urbaine encore largement inachevée en Asie et en Afrique.
Cette urbanisation à rythme très rapide dépasse bien souvent les capacités de gestion des autorités publiques territoriales. En résulte une informalité croissante des modalités urbaines d'habitat et de travail. Ce phénomène soulève logiquement de nombreux défis d'ampleur considérable en termes de gouvernance et de politiques publiques. Dans le même temps, d'innombrables innovations voient le jour, qui redéfinissent considérablement la grammaire de la gestion des espaces urbains.
Outre les enjeux - non négligeables - d'intégration socio-économique et socio-spatiale, la question environnementale apparaît aujourd'hui centrale à l'heure d'apprécier la robustesse des agglomérations urbaines de toutes tailles. Les citadins génèrent d'énormes quantités de rejets (liquides, solides, gazeux) qui, à défaut de traitement, se transforment en pollutions. Les villes sont aussi d'importantes consommatrices de ressources (matériaux de construction, denrées alimentaires, énergie, etc.) qui laissent une empreinte sur des régions proches ou même lointaines. Enfin, le changement climatique en cours provoque un certain nombre de phénomènes exogènes qui ébranlent fortement les infrastructures urbaines et leur fonctionnement ; l'adaptation devient un défi majeur.
Après trois séances introductives transversales, ce cours sera structuré par secteur d'intervention : accès à l'eau, énergie, transports, déchets, assainissement, relations villes/campagnes, etc. Il offrira l'occasion de s'intéresser aux villes du Nord, où des modèles de villes « durables », sobres, d'éco-quartiers sont en construction. Il permettra aussi de se pencher sur les villes du Sud : dès 2005, la population urbaine des pays émergents (Chine, Inde, Brésil) était en effet devenue équivalente à celles de l'Europe et de l'Amérique du Nord conjuguées. Là-bas, les défis sont immenses, l'informel est un enjeu qu'il est crucial de comprendre, mais beaucoup de solutions innovantes émergent dans ce chaos apparent. Les pays émergents, en particulier, peuvent être considérés comme les laboratoires de l'urbanité contemporaine.
Ce cours d'ouverture se basera aussi bien sur une littérature théorique que sur des cas d'étude concrets, afin de donner à voir le monde urbain contemporain comme un processus métabolique en évolution constante.


Bibliographie indicative :

AGIER, M. (1999) L'invention de la ville. Banlieues, townships, invasions et favelas, Archives Contemporaines, 176 p.
BARLES, S. & BLANC, N. (dir.) (2016) écologies urbaines. Sur le terrain, Economica, Paris, 378 p.
BAY J. H. P. & LEHMANN S. (2017) Growing Compact: Urban Form, Density and Sustainability, Routledge, 390 p.
CHARMES, E. & SOUAMI T. (2009) Villes rêvées, villes durables ?, Gallimard, 64 p.
DESCOLA, P. (2005) Par-delà nature et culture, Gallimard, Paris, 533 p.
DORIER-APPRILL, E. (dir.) (2006) Ville et environnement, Sedes, 536 p.
EVANS, J., KARVONEN, A. & RAVEN, R. (2018) The Experimental City, Routledge, 260 p.
FORMAN, R. T. T. (2014) Urban Ecology: Science of Cities, Cambridge University Press, 462 p.
HARVEY, D. (1996) Justice, Nature and the Geography of Difference, Oxford, Wiley-Blackwell, 480 p.
HEYNEN, N., KAIKA, M. & SWYNGEDOUW, E. (éd.). (2006) In the Nature of Cities: Urban Political Ecology and the Politics of Urban Metabolism, Routledge, 288 p.
JOSEPH, I. & GRAFMEYER, Y. (2009) L'école de Chicago : Naissance de l'écologie urbaine, Champs Essai, 377 p.
PACQUOT, T. (2016) Terre urbaine, La Découverte, 240 p.
RIST, G. (1996) Le Développement, histoire d'une croyance occidentale, Presses de Sciences Po, 512 p.
ROSS, A. (2011) Bird on Fire: Lessons from the World's Least Sustainable City, Oxford University Press, 312 p.
SETHI, M. (2017) Climate Change and Urban Settlements: A Spatial Perspective of Carbon Footprint and Beyond, Routledge, 230p.
STENGERS, I. (2009) Au temps des catastrophes, Résister à la barbarie qui vient, La Découverte, 210 p.
SWYNGEDOUW, E. (2004) Social Power and the urbanization of water, Oxford University Press, Oxford, 226 p.

J. Cavé

ACTIVITÉS FACULTATIVES

Rédigé par SEBASTIEN ROY

Mise à jour le 27 mai 2019


 

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