Formations

D3P2 - Politique, discriminations, genre (PDG)


Coordonnateurs : Isabelle Lacoue-Labarthe et Olivier Philippe

La vocation de ce parcours : former aux métiers émergents liés à l'implémentation des politiques internationales, européennes et nationales en matière de lutte contre les discriminations et « d’action positive » en faveur d'une égalité réelle des droits et de traitement. La lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité homme/femme sont des lignes d'action intégrées à toutes les politiques internationales et européennes, comme critères d'engagement des fonds et paramètre clé d'évaluation des politiques des Etats nationaux en faveur du développement de la démocratie et du respect des droits. Elles sont aussi au cœur des politiques scolaires, sociales, de cohésion urbaine. Elles commencent à être incorporées dans la GRH des entreprises, leurs stratégies de développement et les projets en application de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). L'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation de ces politiques publiques ou privées, d'entreprises ou d'ONG, requièrent des compétences professionnelles nouvelles, assises sur la pluridisciplinarité des savoirs propres aux instituts d’études politiques (des savoirs académiques, méthodologiques et pratiques au carrefour de la sociologie, de la science politique, de l'histoire, de l'économie et du droit) et une approche comparatiste et internationale de benchmarking.

Les débouchés : les métiers de chargés de missions ou chargés de projets (égalité et/ou diversité), chargés d'études, de gestion des ressources humaines, du conseil, de l'expertise et de l'évaluation, que ce soit dans les collectivités publiques, les administrations (Commissariat général à l’égalité des territoires), les autorités indépendantes (collèges du Défenseur des droits) , les organismes tels que la sécurité sociale, les assurances, les mutuelles, les entreprises de conseil et d'audit spécialisées en la matière, les Observatoires de la discrimination, les ONG, les organisations internationales, les grandes entreprises, les fédérations d'entreprises, les syndicats… 


Semestre 7 TRONC COMMUN 3 cours à choisir parmi :
Politique économique
Contenu

Ce cours passe en revue les politiques susceptibles de rehausser durablement la croissance de l'économie fran&ccdil;aise. Quatre grands thèmes seront abordés :
- les politiques agissant sur le niveau de l'épargne et de l'investissement;
- les politiques en faveur de l'innovation et des PME;
- la question de la compétitivité;
- le chômage et le marché de l'emploi.
Le cours proposera dans un premier temps un rappel général sur la croissance économique et sur les limites d'une politique qui ne serait fondée que sur ce seul objectif. Chaque séance sera ensuite l'occasion d'analyser les politiques mises en place en France, et de faire un lien avec l'actualité. Parmi les mesures qui seront abordées : le crédit impôt recherche, les pôles de compétitivité, la fiscalité de l'assurance vie, le CICE et le pacte de responsabilité, la TVA sociale, les politiques de change, la loi El Khomri et la réforme en cours du droit du travail, les allègements de charge au voisinage du SMIC, les emplois d'avenir, la formation professionnelle, etc.. Le cours invitera les étudiants à réfléchir sur le bien fondé des politiques économiques menées au cours des dernières années, dans la mesure du possible d'une manière objective et non partisane à l'aide des méthodologies d'évaluation économique des politiques publiques.

20H - 3 ECTS F. CHERBONNIER Sociologie de l'action publique
Contenu

Les politiques publiques sont omniprésentes : pas un jour sans que les acteurs politiques, privés et publics, les médias, les citoyens n'évoquent dans leurs discours le rôle, l'impact, le déficit réel ou supposé des politiques publiques. OGM, déchets nucléaires, emploi, politiques migratoires, réformes des retraites, de la Sécurité sociale ou de l'hôpital, crises sanitaires, grenelle de l'environnement, carte judiciaire, politiques pénales, "plans banlieues" sont autant de mots valises qui renvoient aux formes de plus en plus complexes de l'action publique. Aussi familier soit-il, le terme "action publique" recèle cependant une grande diversité de sens, d'approche et d'analyse.
Partant de ce constat, le cours invite à réfléchir aux conditions de possibilité d'une science sociale de l'action publique. Il poursuit ainsi deux objectifs majeurs. Il revient, d'une part, sur les principes fondamentaux et les grands enjeux de l'action publique : définition et caractérisation des politiques publiques, type de politiques publiques, transformation historique de l'action publique, mise en oeuvre et construction des problèmes publics, instrumentation de l'action publique...etc. Il entend, d'autre part, proposer aux étudiants un état des savoirs et des recherches à partir de l'analyse et de la présentation d'études de cas. Après une introduction générale sur l'historicité de l'action publique ("art de gouverner", formes de la "gouvernementalité"), le cours s'organise autour d'un plan thématique en quatre points :

  1. L'Etat et l'action publique (évolutions du rôle de l'Etat dans la définition et la conduite de l'action publique)
  2. Les acteurs de l'action publique (acteurs politiques, "non étatiques" et "intermédiaires" des politiques publiques)
  3. Les instruments de l'action publique ("dépérissement" des instruments classiques - lois, pouvoir réglementaire - au profit de nouveaux instruments issus du New Public Management - benchmarking, normes standards, indicateurs de performance, best practices - qui conduit à s'interroger sur les formes de dépolitisation de l'action publique)
  4. Les changements de l'action publique (path dependence, convergence et européanisation des politiques publiques...)
20H - 3 ECTS g. TANGUY Histoire des sentiments d'appartenance
Contenu

Il s'agit d'aborder les appartenances, qu'elles soient ethniques ou nationales, religieuses ou sexuelles, dans leur caractère d'appartenances construites, conséquences d'une catégorisation faisant intervenir mémoire, langue, territoire, genre, et également lois et réglementations. Ce cours doit permettre de rapprocher les constructions identitaires ethnique, nationale, sexuelle, religieuse autour d'une critique de l'essentialisme et du naturalisme, au profit d'une approche historique. En ce sens, le cours devrait aider à appréhender les rapports sociaux de domination présents dans les sociétés contemporaines et à mieux comprendre les manifestations identitaires qui s'y produisent.

20H - 3 ECTS I. Lacoue-Labarthe Management des organisations
Contenu

Le cours présente le management et son histoire dans une perspective critique en montrant ses conséquences politiques et sociales. Conduire les équipes, les projets et le changement est une des compétences majeures attendue des futurs cadres supérieurs de l'état et des collectivités territoriales comme des entreprises et des ONG. Ce cours a pour objectif de transmettre les connaissances fondamentales et les compétences du management qui sont transversales aux principaux champs disciplinaires des sciences de l'organisation (gestion des ressources humaines, contrôle de gestion, systèmes d'information, finances, marketing...). Les grandes fonctions qui existent dans les organisations publiques et privées seront abordées ainsi que les théories qui éclairent les pratiques les plus récentes en matière de management.

20H - 3 ECTS A. Peneranda
COURS DE SPÉCIALITÉ 20H - 3 ECTS Discriminations et inégalités sociales
Contenu
Non communiqué
O. Philippe SÉMINAIRES La construction des identités
Contenu

Le séminaire vise à étudier le concept d’intersectionnalité et examiner le rôle du sexisme et du racisme dans les débats actuels. On cherchera à comprendre comment s’imbriquent les idéologies sexiste et raciste dans les arguments utilisés. On assiste en effet, à une multiplication de discours politiques, médiatiques, qui stigmatisent la catégorie des étrangers dans son ensemble ou celle plus spécifique des musulmans en évoquant systématiquement « leur culture rétrograde et patriarcale ». Cette culture menacerait l’égalité des sexes en France, comme en Europe.

Plus précisément nous nous demanderons à partir de l’analyse de textes théoriques :

1) dans quelle mesure le sexisme et le racisme sont-ils des systèmes de pensée et d’intervention autonomes l’un par rapport à l’autre

2) qu’ont-ils en commun dans leur logique de domination, ou, en d’autres termes, comment contribuent-ils à asseoir la légitimité d’un ordre social hiérarchique ?

3) de quelle manière ces systèmes s’appuient-ils l’un sur l’autre, comment se renforcent-ils mutuellement ? à partir de cas concrets (les « jeunes des « cités », ou la « hijab story »).

20H - 3 ECTS J. Jarty Migration et théories post-coloniales
Contenu

NC

20H - 3 ECTS H. Bentouhami Politiques de la ville
Contenu

NC

20H - 3 ECTS F. Delrieu ATELIER 20H - 5 ECTS Construction d'un réseau de partenariats pour l'innovation sociale
Contenu
Non communiqué
O.Philippe, J.-L. Geze conférence de méthode LVA 18H - 2 ECTS LVB 18H - 2 ECTS
Semestre 8 TRONC COMMUN Théorie économique des institutions
Contenu

L'institutionnalisme connaît un renouveau depuis une vingtaine d'années dans toutes les sciences sociales. Il se distingue des théories qui reposent sur l'individualisme méthodologique parce qu'il pose la nécessité de penser le rôle des médiations entre structures sociales et comportements individuels. Ces médiations sont les institutions. Le cours « théories économiques des institutions » a vocation à présenter un large panel d'approches de sciences économique qui s'intéressent au rôle des institutions dans la coordination des agents économiques et la dynamique de formation et d'évolution des institutions. En effet, de nombreuses théories ont cherché à éclairer l'origine et l'impact des institutions. « L'économie institutionnelle est une famille de théories, qui partagent la thèse que les institutions comptent dans l'étude de l'économie, voire qu'elles constituent un objet essentiel de la réflexion. Elles se distinguent des théories pour lesquelles l'économie n'a pas à prendre en compte les institutions, ces dernières relevant plutôt d'autres disciplines comme la science politique, la sociologie ou l'histoire. ».1

Une institution peut être un ensemble d'habitudes et de règles juridiques, morales ou coutumières elle permet la coordination des agents et, ou, la mise en place d'incitations pour aller vers une économie plus efficiente. Les nombreux institutionnalismes sont réunis par un scepticisme commun à l'endroit d'une conception atomistique des processus sociaux et par la conviction que les dispositifs institutionnels et les processus sociaux ont de l'importance. C'est sur la définition même des institutions que ce divisent les théories économiques des institutions : certaines insistent sur les caractéristiques microéconomiques des phénomènes institutionnels alors que d'autres insistent sur les aspects macroéconomiques, elles donnent plus ou moins de poids aux caractéristiques cognitives et normatives des institutions, aux intérêts et aux réseaux de relations dans la création et la diffusion des institutions, etc.

Les points suivants seront abordés (plan indicatif susceptible d'être modifié) :

1. Introduction.
Institution, organisation et rationalité. Coordination, confiance et pouvoir. Unité et diversité des institutionnalismes
2. L'institutionnalisme originaire
L'école historique allemande, l'institutionnalisme de Veblen et de Commons
3. Le néo-institutionnalisme
Les coûts de transaction (Coase, Williamson). Institutions formelles et informelles (North). Théorie des jeux et incitations
4. Retour à l'institutionnalisme originaire
L'institutionnalisme historique (Hodgson, Boyer). L'incomplétude des règles (Piore, Doeringer, Favereau).
5. Conclusion. Le marché, une institution parmi d'autres ? La monnaie, marchandise ou institution ?

______________________
1 CHAVANCE Bernard, 2006, L'économie institutionnelle, Repères, La découverte, p. 3.

20H - 3 ECTS A. Isla Le redéploiement de la puissance publique
Contenu

Engendré par hybridation et interpénétration de systèmes juridiques qui jusqu’alors étaient séparés (droit public/droit privé) ou s’ignoraient (droit international/droit européen/droit étranger/ droit national), un nouveau Droit naât et se construit , sans ordre ni plan maîtrisé, sous l’effet de la globalisation. Sur la base des fondamentaux acquis en premier cycle, les deux cours de Droit du tronc commun explorent ces métamorphoses, du niveau global au niveau local. “Redéploiement de la puissance publique” prend pour focale la recomposition des pouvoirs, des structures, des organes et des agents. A travers l’émergence des organisations globales et des intégrations régionales, de la diversification des personnes morales et l’agencification ; la réforme territoriale métropolitaine et les laboratoires institutionnels ultramarins, nous étudierons les mécanismes de déterritorialisation/reterritorialisation de la puissance publique.

  1. Leçon inaugurale : A l’heure de la globalisation, où en est de la puissance publique? Redéploiement de la puissance publique et nouvelle morphologie des pouvoirs . Laure Ortiz/Philippe Raimbault/Delphine Espagno
  2. Les nouveaux acteurs du droit international : 1) Organisations d’intégration et Instances de régulation globalisée. Philippe Raimbault
  3. Les nouveaux acteurs du droit international : 2) ONG, multinationales et personnes physiques. Philippe Raimbault
  4. Les intégrations régionales. Laure Ortiz
  5. La gouvernance européenne: articulation UE/Etats/Collectivités locales/agences communautaires. Laure Ortiz
  6. La diversification des personnes morales dans l’action publique: phénomène des AAI, et autres voies de l’agencification. Philippe Raimbault
  7. Puissance Publique et territoire : 1) recherche d’un modèle d’administration territorial métropolitain Laure Ortiz
  8. Puissance Publique et territoire : 2) les laboratoires institutionnels ultramarins. Laure Ortiz/Philippe Raimbault.
  9. Puissance publique et fonction publique : modèles et critères de la reconfiguration des statuts. Delphine Espagno
  10. Conclusion générale : atténuation de la frontière privé/public et reconfiguration de la puissance publique étatique. Laure Ortiz
20H - 3 ECTS L. Ortiz Politique comparée
Contenu

Ce cours s'inscrit dans une actualité brûlante (mondialisation, européanisation, terrorisme, pandémies, raréfaction des ressources naturelles, changement climatique, soft power...) dont il s'agira aussi de se distancier pour mieux la comprendre. Pour rompre tout à fait avec les banalités du sens commun, on privilégiera l'actualité des recherches internationales en sciences sociales qui cherchent à comprendre les institutions et phénomènes politiques (par le bas (subaltern et cultural studies), dans une perspective socio-historique (Tilly, Skocpol, Elias...), interdisciplinaire (anthropologie, économie, histoire), tenant compte des contraintes écologiques. Après un aperçu des modèles extra-occidentaux d'autres constructions du politique (Inde, Chine, Afrique), le cours abordera sociologiquement les questions intimidantes de la "crise" et du renouvellement de l'Etat-nation occidental. L'occasion d'un retour sur trois fondamentaux conceptuels de l'Etat : d'abord, la souveraineté ; ensuite, le monopole de la violence physique légitime confronté au terrorisme, aux émeutes urbaines, aux mafias, aux milices et à la justice privée... ; enfin, l'identification nationale face à la mondialisation de la culture et aux flux migratoires. Pour terminer, nous verrons comment s'effectue la désignation des chefs politiques dans différents modèles de dominations politique, depuis le tirage au sort jusqu'au coup d'Etat.

20H - 3 ECTS E. Darras COURS DE SPÉCIALITÉ 20H - 3 ECTS Droit et discriminations : approches comparées
Contenu
Non communiqué
V. Larrosa SÉMINAIRES Histoire des rapports sociaux de sexe
Contenu
L’histoire des rapports sociaux de sexe qui s’est surtout développée depuis les années 1970 vise à relire l’histoire dans son ensemble (politique, économique, sociale, culturelle, etc.) en montrant que celle-ci n’est pas neutre et n’affecte pas les hommes et les femmes de manière identique. On ne saurait prétendre à une telle ambition ici, mais seulement à aborder quelques aspects de cette relecture. Après une présentation historiographique, quelques thèmes seront plus particulièrement étudiés dans une approche diachronique et essentiellement pour le monde occidental : les liens entre religions et domination masculine ; les relations hommes/femmes dans le monde politique, au travail, mais aussi dans la sphère dite « privée » ; le rapport au corps, à la sexualité, à la violence ; les mouvements féministes…

20H - 3 ECTS. I. LACOUE-LABARTHE Politiques sociales
Contenu

NC

20H - 3 ECTS J. Sanchez Outils juridiques et lutte contre les discriminations
Contenu
Non communiqué
20H - 3 ECTS V. Larrosa ATELIER 20H - 5 ECTS Construction d'un réseau de partenariats pour l'innovation sociale
Contenu
Non communiqué
O.Philippe, J.-L. Geze conférence de méthode LVA 18H- 2 ECTS LVB 18H - 1 ECTS
Cours d'ouverture 20H - 1 ECTS A choisir entre :
1. The British and American Health Care Systems Since the 1930s
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NC

A. Sippel 2. Actores y dimensiones de la acción colectiva en América latina
Contenu

A partir de los años 1980, las sociedades latinoamericanas experimentan transformaciones sociales, políticas y económicas profundas que corren parejo con la aparición de nuevos actores sociales cuyas movilizaciones -fuera de las organizaciones mediadoras tradicionales o mediante una relación novedosa con ellas- se articulan desde el campo de lo cotidiano y de lo comunitario. Con actores con fuerte capacidad de movilización o con repertorios de acciones colectivas singulares como "cacerolazos" o "marchas por la dignidad", las luchas y las organizaciones priorizan una unidad desde abajo que permite superar las clásicas demandas sectoriales y dejar paso a nuevos repertorios de acción. Entre continuidad y transformación de actores sociales, germinación de nuevos militantismos, formas nuevas de interacción entre Estado y actores sociales o internacionalización de las movilizaciones, la acción colectiva a partir de finales del siglo XX en los distintos países de América latina desemboca en movimientos capaces de representar una verdadera fuerza política, económica o social que se traduce en saberes colectivos : organización, acción, proyecto, poder popular.
Este curso tiene por lo tanto como objetivo analizar la acción colectiva en América latina desde la perspectiva contemporánea de sus actores considerando los desafíos con los que se enfrentan las democracias latinoamericanas actuales en un contexto marcado por el vínculo entre globalización y neoliberalismo : el desafío de resolver las desigualdades y los costos humanos y sociales causados por la violencia, el crimen y la inseguridad, y el de la gobernanza. Para ello desarrollaremos nuestro análisis acercándonos más particularmente al estudio de casos y a la cuestión de la “colonialidad del poder”.
En una primera parte, habremos de realizar una breve presentación teórica de lo que se entiende por "actores" y "acción colectiva" esencialmente a partir de los añ;os 90 y desde una perspectiva latinoamericana. Esto nos llevará a poner en evidencia los cambios en los tipos de movilizaciones tomando en cuenta su relación con los procesos de globalización.
En una segunda parte, y considerando que el principio de la práctica transformadora es un rasgo constitutivo de las dimensiones de la acción colectiva en América latina a partir de los 90, nos centraremos en el estudio de los actores, de los nuevos repertorios de acción y de las nuevas prácticas de movilización. Entre otros ejemplos significativos, trataremos del movimiento indígena en Bolivia, del zapatismo o de los movimientos tales como el Movimiento de los Sin Tierra, entre otros. Los casos estudiados nos ayudarán a reflexionar luego sobre las dimensiones de la acción colectiva actualmente en América latina y sobre sus límites y sus retos frente a la propensión a "criminalizar" la protesta social en algunos países democráticos de la región actualmente, como con la cuestión de los "43 desaparecidos" en México.

A. Canovas 3. Villes et Environnement
Contenu

Depuis 2007, selon les Nations Unies, plus de l'humanité vit en ville. L'urbanité est devenue un fait social majoritaire à l'échelle du monde. De surcroît, cette tendance à l'urbanisation devrait se renforcer considérablement au cours des années à venir, compte tenu d'une transition urbaine encore largement inachevée en Asie et en Afrique.
Cette urbanisation à rythme très rapide dépasse bien souvent les capacités de gestion des autorités publiques territoriales. En résulte une informalité croissante des modalités urbaines d'habitat et de travail. Ce phénomène soulève logiquement de nombreux défis d'ampleur considérable en termes de gouvernance et de politiques publiques. Dans le même temps, d'innombrables innovations voient le jour, qui redéfinissent considérablement la grammaire de la gestion des espaces urbains.
Outre les enjeux - non négligeables - d'intégration socio-économique et socio-spatiale, la question environnementale apparaît aujourd'hui centrale à l'heure d'apprécier la robustesse des agglomérations urbaines de toutes tailles. Les citadins génèrent d'énormes quantités de rejets (liquides, solides, gazeux) qui, à défaut de traitement, se transforment en pollutions. Les villes sont aussi d'importantes consommatrices de ressources (matériaux de construction, denrées alimentaires, énergie, etc.) qui laissent une empreinte sur des régions proches ou même lointaines. Enfin, le changement climatique en cours provoque un certain nombre de phénomènes exogènes qui ébranlent fortement les infrastructures urbaines et leur fonctionnement ; l'adaptation devient un défi majeur.
Après trois séances introductives transversales, ce cours sera structuré par secteur d'intervention : accès à l'eau, énergie, transports, déchets, assainissement, relations villes/campagnes, etc. Il offrira l'occasion de s'intéresser aux villes du Nord, où des modèles de villes « durables », sobres, d'éco-quartiers sont en construction. Il permettra aussi de se pencher sur les villes du Sud : dès 2005, la population urbaine des pays émergents (Chine, Inde, Brésil) était en effet devenue équivalente à celles de l'Europe et de l'Amérique du Nord conjuguées. Là-bas, les défis sont immenses, l'informel est un enjeu qu'il est crucial de comprendre, mais beaucoup de solutions innovantes émergent dans ce chaos apparent. Les pays émergents, en particulier, peuvent être considérés comme les laboratoires de l'urbanité contemporaine.
Ce cours d'ouverture se basera aussi bien sur une littérature théorique que sur des cas d'étude concrets, afin de donner à voir le monde urbain contemporain comme un processus métabolique en évolution constante.


Bibliographie indicative :

AGIER, M. (1999) L'invention de la ville. Banlieues, townships, invasions et favelas, Archives Contemporaines, 176 p.
BARLES, S. & BLANC, N. (dir.) (2016) écologies urbaines. Sur le terrain, Economica, Paris, 378 p.
BAY J. H. P. & LEHMANN S. (2017) Growing Compact: Urban Form, Density and Sustainability, Routledge, 390 p.
CHARMES, E. & SOUAMI T. (2009) Villes rêvées, villes durables ?, Gallimard, 64 p.
DESCOLA, P. (2005) Par-delà nature et culture, Gallimard, Paris, 533 p.
DORIER-APPRILL, E. (dir.) (2006) Ville et environnement, Sedes, 536 p.
EVANS, J., KARVONEN, A. & RAVEN, R. (2018) The Experimental City, Routledge, 260 p.
FORMAN, R. T. T. (2014) Urban Ecology: Science of Cities, Cambridge University Press, 462 p.
HARVEY, D. (1996) Justice, Nature and the Geography of Difference, Oxford, Wiley-Blackwell, 480 p.
HEYNEN, N., KAIKA, M. & SWYNGEDOUW, E. (éd.). (2006) In the Nature of Cities: Urban Political Ecology and the Politics of Urban Metabolism, Routledge, 288 p.
JOSEPH, I. & GRAFMEYER, Y. (2009) L'école de Chicago : Naissance de l'écologie urbaine, Champs Essai, 377 p.
PACQUOT, T. (2016) Terre urbaine, La Découverte, 240 p.
RIST, G. (1996) Le Développement, histoire d'une croyance occidentale, Presses de Sciences Po, 512 p.
ROSS, A. (2011) Bird on Fire: Lessons from the World's Least Sustainable City, Oxford University Press, 312 p.
SETHI, M. (2017) Climate Change and Urban Settlements: A Spatial Perspective of Carbon Footprint and Beyond, Routledge, 230p.
STENGERS, I. (2009) Au temps des catastrophes, Résister à la barbarie qui vient, La Découverte, 210 p.
SWYNGEDOUW, E. (2004) Social Power and the urbanization of water, Oxford University Press, Oxford, 226 p.

J. Cavé

ACTIVITÉS FACULTATIVES

Rédigé par SEBASTIEN ROY

Mise à jour le 11 juillet 2018


 

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