Deux enseignant·e·s dans l’Atelier d’écologie politique


du 15 avril 2019 au 13 mai 2019

En regroupant les connaissances de diverses disciplines scientifiques en matière d’écologie, l'ATECOPOL souhaite les rendre plus accessibles à la société civile.

fridays-for-future-4061206_960_720.jpg

fridays-for-future-4061206_960_720.jpg

À l’automne 2018, un collectif de chercheu·rs·ses d’Occitanie a fondé l'Atelier d’écologie politique (ATECOPOL). Catherine Baron, professeure en aménagement de l’espace et urbanisme et membre du LEREPS et Jérémie Cavé, docteur en aménagement urbain, chercheur indépendant en écologie urbaine et chargé d’enseignement à Sciences Po Toulouse en sont membres. L’enseignant-chercheur nous en dit plus.

À travers la publication d’un manifeste, les membres de l’ATECOPOL déclarent avoir la « responsabilité de mettre à disposition de toutes et tous leurs connaissances, y compris en dehors des canaux habituels de la recherche académique, parce qu’il y a urgence », détaille Jérémie Cavé.

La mobilisation des jeunes pour le climat : un signal fort

« La manifestation à l’appel de Greta Thunberg, des enfants, collégiens, lycéens, étudiants, nous a toutes et tous interpellé·e·s en tant qu’adultes », raconte l’enseignant chercheur. À la veille de la grève mondiale des jeunes pour le climat du 15 mars dernier, l’ATECOPOL a décidé de les rencontrer. « Une des idées qui est apparue, c’est de se réunir avec des étudiant·e·s, notamment l’association Gaïa, pour partager notre perception des enjeux en tant que chercheu·rs·ses, écouter ce qu’il·elle·s ont à dire et envisager des modalités de dialogue ou d’action communes ».

Croiser les disciplines pour mieux appréhender la thématique environnementale

Le groupe d’universitaires, s’élargissant chaque semaine, rassemble des chercheu·rs·ses dans des disciplines allant de l’astronomie au design en passant par l’océanographie, l’histoire environnementale et l’économie. Jérémie Cavé détaille : « Un des principes phares du groupe est de mélanger sciences sociales et sciences de la terre. Réunir les sciences sociales et les sciences de la terre parce que ce sont deux façons d’aborder ces problématiques qui sont climatiques mais qui sont humaines aussi, donc hybrides. »

Informer la société civile différemment

À travers leur manifeste, des séminaires bi-mensuels, ouverts au public et suivis de débats, l’ATECOPOL participe « à la prise de conscience des enjeux et à l’élaboration des stratégies pour y faire face ». Plus avant, Jérémie Cavé rappelle que le collectif cherche à « sortir des canaux de la recherche académique et toucher le grand public ». Il poursuit en évoquant qu’il est nécessaire de « renouveler les formes de diffusion du savoir académique en associant la société civile, les habitants, les associations, les acteurs territoriaux, les entreprises, les collectivités, en vue de déployer des réflexions et actions à l’échelle territoriale ».

Cela passe par une sensibilisation notamment dans les collèges et lycées autour de thématiques trop faiblement abordées telles que l’inertie climatique. Jérémie Cavé explique : « Le climat n’est pas un indicateur en temps réel de nos actes ! Il y a une inertie du système climatique, un décalage estimé à 20 voire 40 années entre nos émissions et leurs répercussions sur le climat ! » Il s’inquiète : « C’est quelque chose dont tou·t·e citoyen·ne devrait avoir pleine connaissance pour se forger son identité civique et politique face à ces enjeux. » 

Rédigé par CECILE MARCHAND

Mise à jour le 16 avril 2019


 

Sciences Po Toulouse
2 Ter Rue des Puits Creuses
CS 88 526 - 31685 Toulouse CEDEX 6

Tél. : +33 (0)5 61 11 02 60
Fax : +33 (0)5 61 22 94 80


Contactez nous par mail

Plan des locaux

© 2016 - Sciences Po Toulouse


Webmestre | Mentions légales | DocuRepro