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Master mention Science Politique - parcours "Gouvernance des Relations internationales" (M2)


Formation LMD


Nature :
Formation diplômante
Année de sortie :
Bac + 5
Ville(s) :
Toulouse (IEP)
Durée des études :
2 semestres (60 ECTS)

Accessible en :

Formation initiale
Formation continue
+ d'infos
Formation à distance

Objectifs

La formation de Sciences Po Toulouse « Gouvernance des Relations Internationales », sanctionnée par l’obtention d’un Diplôme National de Master, vise à allier la formation d’excellence de Sciences Po Toulouse à une spécialisation sur les acteurs, les enjeux et les processus de la gouvernance internationale.
Désignant tout à la fois la multiplicité des échelles, des acteurs et des enjeux de la régulation mondiale, la notion de « gouvernance » imprègne -jusqu’à la saturer- la scène internationale. Si elle renvoie à la diversification des sites de l’autorité politique, elle souligne également l’extension des méthodes et des formes de coordination et de coopération internationales. Cette transformation des savoirs de gouvernement à l’aune du resserrement des interdépendances internationales appelle des savoirs théoriques et des compétences pratiques spécifiques.
Il s’agira donc de former les étudiant(e)s aux enjeux « traditionnels » du multilatéralisme (sécurité, régulation économique et financière, humanitaire et développement…) ainsi qu’aux nouvelles formes de régulation (extension et étirement normatifs du droit international, recours à la négociation et à l’arbitrage,…) et aux nouveaux acteurs (Etats, Organisations Internationales, ONG, Firmes,…) de la coopération internationale. En proposant des perspectives disciplinaires variées (sociologie politique, histoire, économie, droit, géographie, etc.) et des éclairages thématiques ou géographiques spécifiques (Les mobilisations transnationales, Environnement et relations internationales, (dé)régulations des mobilités en Europe,…) cette formation de science politique s’inscrit dans une double vocation –professionnelle et recherche-, destinée à répondre au besoin croissant de cadres internationaux généralistes qualifiés.
Le programme dispensé à Toulouse est complété par un programme en enseignement à distance, qui utilise les outils informatiques de Moodle et s'appuie sur une pédagogie de contrôle continu intensif.

 

Le programme est conçu comme une triple formation aux métiers académiques (recherche et enseignement), aux carrières d'experts au sein ou auprès d’organisations internationales publiques ou privées, et aux concours généralistes de la diplomatie et de la fonction publique internationale (ONU notamment).

Commentaires sur la formation continue
 Fiche compétences RNCP [PDF - 470 Ko]

Et après ?

Poursuites d'études
Doctorat (parcours recherche)
Débouchés professionnels
Exemples de poste occupé à l’issue de la formation : Jeune Expert(e) Associé(e) auprès d’une agence onusienne, Attaché(e) de coopération (services diplomatiques de coopération et d’action culturelle), Responsable des relations internationales auprès d’une collectivité territoriale, chargé(e) de plaidoyer auprès d’institutions multilatérales, Responsable de programme de développement (siège et terrain), Chargé(e) des partenariats et de l’évaluation au sein d’une ONG internationale, Doctorant(e) en science politique (relations internationales), Expert(e) en analyse des «risques et évaluations pays
Niveau(x) de recrutement :
Bac + 4

Conditions d'accès

Pour les candidats non francophones :
Une attestation de niveau de langue française (niveau B1 exigé, C1 vivement recommandé)

Liste des tests acceptés :
  • Test de Connaissance du Français (TCF)
  • Diplôme d'Etudes en Langue Française (DELF/DALF)


Pour les candidats non anglophones :
Une attestation de niveau de langue anglaise Niveau C1 est exigée.

Liste des tests acceptés :
  • TOEFL (version ITP n'est pas acceptée)
  • TOEIC (Listening and reading obligatoire / Speaking and writing recommandé / Bridge n'est pas accepté)
  • Cambridge First/ Advanced/ Proficiency certificate
  • IELTS (academic)
  • BULATS


Seuls les étudiants optant pour le mémoire de recherche à l'UE 4 doivent fournir la pièce "projet de recherche (3 à 5 pages maximum)"

Organisation générale des études

Semestre 1 UE1 ENSEIGNEMENTS FONDAMENTAUX 100h - 18 ects Histoire de la gouvernance internationale
Contenu

Le cours a pour objet le thème de notre master : la gouvernance. Il se propose donc d'interroger deux siècles d'histoire des relations internationales, de 1814 à nos jours, sous ce prisme.
En partant des renouvellements historiographiques récents, notamment sur le 19ème siècle, il nous amènera à revoir les ruptures et les continuités de cette histoire, trop souvent marquées du sceau de la vulgate, et du même coup à mettre au jour une problématique commune à l'ensemble de la période, à savoir une dialectique permanente, non exempte de tensions, entre tentatives d'organisation collective (que ce soit à l'échelle européenne ou mondiale, qu'on les nomme concert européen ou « architecture de la sécurité en Europe ») et systèmes d'alliances (qu'elles soient bilatérales ou régionales, triplice ou OTAN).

S. Burgaud 30h - 5 ects Sociologie des organisations internationales
Contenu

Les organisations internationales (OI) sont devenues en l'espace d'un siècle des acteurs essentiels de l'activité politique mondiale, régionale, nationale et locale et constituent un point d'observation privilégié d'enjeux à la fois globaux et locaux dans des domaines aussi divers que la sécurité, le développement, la santé, le commerce, la culture, le travail etc. L'objectif de ce cours sur les organisations internationales et le multilatéralisme est double. Il s'agira bien sûr 1) d'approfondir les connaissances fondamentales des étudiants sur l'évolution du nombre, des modes de fonctionnement et du sens attribué aux principales organisations internationales (ONU, UE, OCDE) mais également 2) de présenter et de discuter les principaux concepts et méthodes des sciences sociales utilisés pour étudier ces institutions. Le cours sera articulé en quatre grandes sections traitant respectivement de l'ONU, de l'UE, de l'OCDE et d'un ensemble de questions thématiques plus transversales (science et éducation, droits des femmes et égalité entre les sexes, la représentation des peuples autochtones).

S. TORDJMAN, C. CRESPY, J. WEISBEIN 30h - 5 ects Régulations économiques et financières internationales
Contenu

La régulation des flux commerciaux et celle des flux financiers sont les deux volets fondamentaux de la gouvernance économique internationale. Ce cours se propose de fournir à la fois les outils théoriques et les connaissances historiques pour comprendre l'évolution des politiques commerciales et financières nationales et supranationales dans le long terme. En partant de la théorie économique, seront passés en revue les arguments pour et contre la régulation ainsi que les effets des instruments à la disposition des décideurs ; sur cette base, la construction et la transformation des régimes régissant les échanges commerciaux et financiers seront étudiées et comparées. Les étudiants seront donc amenés à se familiariser avec les modèles fondamentaux de la théorie de l'économie internationale et à acquérir une capacité d'analyse des systèmes de régulation contemporains.

S. UGOLINI 20h - 4 ects Le pouvoir normatif des organisations internationales
Contenu

Le présent cours vise à rendre compte du pouvoir, sinon de l'influence normative des organisations internationales (OI), dont les compétences normatives formelles sont généralement modestes. Il s'agit donc d'abord de (re)situer le pouvoir normatif des OI au sein des sources du droit international. Ignorés dans la nomenclature classique issue de l'art. 38 du Statut de la CIJ, les actes des OI constituent des instruments aujourd'hui incontournables de la régulation internationale. Cela étant, les dénominations conférées à ces actes, comme leurs effets juridiques, sont très variables. Le cours propose une grille de lecture visant à ordonner cette "nébuleuse normative" et affiner l'appréciation de la portée des instruments déployés par les OI, sur la base ou au-delà de leurs traités institutifs. La distinction entre hard et soft law constituera un premier stade d'analyse, que doit compléter un examen des pratiques ou instruments qui se sont développés dans certaines OI, et dont la propension normative, moins explicite, est pourtant avérée. Ces éléments permettront de mettre en exergue quelques usages des normes édictées au sein des OI et certaines dynamiques normatives attachées à la gouvernance contemporaine : forum shopping ; concurrence et/ou complémentarité des producteurs de normes (OI, Etats, organismes de normalisation, acteurs économiques, ONG...) ; circulation et (ré)appropriation des normes ; etc.

C. Groulier 20h - 4 ects UE2 ENSEIGNEMENTS DE SPECIALITES 40h - 8 ects L'action internationale
Contenu

L'objectif de ce cours est d'approfondir les connaissances fondamentales des étudiants sur la nature, le rôle et l'impact des acteurs intervenant à l'échelle internationale. Il interrogera un certain nombre de tensions liées à la situation des multiples acteurs de la scène internationale ainsi qu'à leur cadre d'intervention. Il s'intéressera plus particulièrement aux acteurs, instruments et processus qui participent de la production de l'action internationale. Pour cela, il croisera les apports de l'analyse des politiques publiques et de la sociologie des relations internationales. Le cours s'appuiera sur diverses études de cas dans des domaines variés de l'action internationale (sécurité, santé, environnement).

S. TORDJMAN, C. Crespy 20h - 4 ects Les mobilisations transnationales
Contenu

De Daech à Avaaz, du collectif Anonymous aux révolutionnaires des Printemps arabes, les acteurs non étatiques ont aujourd'hui un rôle majeur dans les relations internationales, dont ils peuvent infléchir, voire dicter l'agenda. Pourquoi et comment s'organise-t-on et porte-t-on une revendication et une cause à l'échelle internationale ? Existe-t-il aujourd'hui un espace politique transnational, c'est-à-dire un espace de relations, de discussions et de décisions qui se situe non seulement au-dessus, mais au-delà des états-nations ? Ce phénomène est-il vraiment aussi récent que les ouvrages de relations internationales classiques l'affirment ?
Ce cours aborde les mobilisations transnationales - un objet qui se situe à la croisée de la sociologie des mouvements sociaux et des relations internationales - dans leur profondeur historique. En effet, les mobilisations à travers les frontières de militants politiques, de combattants armés, de femmes, d'ouvriers, de révolutionnaires et de philanthropes à travers les frontières façonnent en partie les relations internationales depuis au moins la fin du XVIIIe siècle. à partir à chaque fois d'un cas d'étude, récent ou passé, chaque séance interrogera les diverses formes prises par la transnationalisation des mobilisations politiques et sociales. Ces dernières peuvent en effet être qualifiées de transnationales parce qu'elles s'appuient sur des organisations elles-mêmes transnationales (séances 2 à 4), parce qu'elles coordonnent différents mouvements nationaux ou locaux qui inscrivent leur action dans un cadrage commun (séances 5 à 7) ou parce qu'elles recourent à des modes d'action imités ou inspirés d'exemples étrangers (séances 8 à 10).

C. Keren 20h - 4 ects UE3 SOCLE COMMUN 40H - 4ECTS Anglais
Contenu

Outre de favoriser la pratique fluide de l'anglais, les cours ont pour objectif de sensibiliser les étudiants à l'anglais « international » (tel qu'employé dans les organisations internationales) à travers un certain nombre de mises en situation (négociation, situations de courriers professionnels, présentations et réunions…).

S. Schneider 20H - 2 ECTS Insertion professionnelle
Contenu

Il s'agit ici de participer aux Grands Entretiens Professionnels (sur la base de simulation d'entretiens d'embauche / de stage). En sus, les étudiants disposent d'un service d'accompagnement à la rédaction de CV et de lettres de motivation.

10h - 1 ECTS Techniques de la recherche
Contenu

Le cours vise à proposer aux étudiants les outils méthodologiques et théoriques utiles dans la compréhension des dynamiques contemporaines observables dans l'espace international. Il développe d'abord une réflexion sur les notions et les concepts mobilisés dans les études internationales, en s'interrogeant sur les usages scientifiques et politiques de la catégorie d' « Etat fragiles » (failed states). Il se consacre ensuite aux formes contemporaines de la conflictualité (guerres asymétriques, du fort au faible, civiles, etc.) et aux méthodes permettant de les analyser. La sociologie des politiques étrangères est abordée dans un troisième temps. Le cas de la Fran&ccdil;afrique, qui sera retenu pour l'analyse, permettra alors d'identifier les modalités d'analyse de réseaux internationaux mêlant acteurs publics et privés, étatiques et criminels. La dernière partie du cours est enfin consacrée à la question des échelles d'observation. En analysant les acteurs, les arènes, les enjeux et les modalités pratiques de la contestation transnationale, nous aborderons les difficultés d'une démarche méthodologique attentive à la multiplicité des échelles d'action et d'observation (locales, nationales, régionales et transnationales).

B. Gourisse 10h - 1 ECTS
Semestre 2 UE4 REDACTION D'UN MÉMOIRE 10 ects Option 1 Mémoire de recherche
Mémoire recherche 6 ects Soutenance 4 ects
Option 2 Mémoire professionnalisant
Mémoire professionnalisant 10 ects
UE5 ENJEUX ET PRATIQUES DE L'INTERNATIONAL 100h - 20 ects Approches régionales
Contenu

Ce séminaire traitera cette année de l’union européenne : politique étrangère de l’UE, relation de voisinage avec le voisin russe, problématiques balkaniques aux confins sud-orientaux de l’Europe.

S. Burgaud, R. DORLHIAC 20h - 4 ects Questions internationales
Contenu

Première partie : Première partie : Le Moyen-Orient. Benjamin Gourisse. 10h.
Cette partie du séminaire portera sur les modalités par lesquelles les Etats et les sociétés du Moyen-Orient s'inscrivent dans l'espace international.
Nous analyserons d'abord la construction des Etats de la région après l'effondrement de l'Empire ottoman en 1918. Il s'agira ensuite d'analyser les modalités par lesquelles les initiatives de puissances extérieures à la région (Etats-Unis, URSS puis Russie, CEE puis UE) ont contribué à structurer le système régional du Moyen-Orient (soutien aux autoritarismes, alliances internationales, tentatives de résolution du conflit israélo-palestinien, etc.). La troisième séance sera consacrée à l'analyse des dynamiques de contestation internes aux Etats de la région. A travers une analyse croisée des révolutions iranienne (1979) et tunisienne (2011), on veillera à inscrire notre propos dans une démarche de sociologie comparée des crises politiques et des transformations des régimes. La dernière séance abordera enfin la question des conflictualités dans le Moyen-Orient contemporain, en analysant la trajectoire de la guerre civile syrienne et ses dynamiques d'internationalisation.

Deuxième partie : Régulation et dérégulation des mobilités en Europe. Denis Duez. 10h.
La combinaison des processus de mondialisation et d’intégration européenne semblait avoir sonné le glas de la notion de frontière. Cette dernière se voyait renvoyée aux oubliettes de l’histoire par les discours sur « la fin des territoires » ou sur l’essor des « flux transnationaux ». Même s’il ne s’agissait en réalité pas d’annoncer la mort de la frontière et de ce qu’elle définit, le territoire, mais plutôt d’acter le déclin de l’ordre politique sur lequel avaient reposé, depuis les traités de Westphalie de 1648, les grands équilibres internationaux, cette perspective conduisait, de fait, à relativiser la fonction politique des délimitations de territoires.
Force est de constater que les prophéties de la déterritorialisation du monde et de l’effacement des frontières ne sont pas entièrement réalisées. Loin de s’effacer, les concepts de frontières et de territoires semblent au contraire avoir gagné ces dernières années une importance nouvelle. L’Union européenne n’échappent pas à ce retour de la frontière. Dans un mouvement qui peut sembler paradoxal, elle fait aujourd’hui, simultanément, de la suppression des contrôles aux frontières dites « intérieures » (celles séparant les Etats membres entre eux) et du renforcement des contrôles à ses frontières dites « extérieures » (celles séparant les Etats membres des Etats tiers) des ressorts centraux de sa légitimation politique. Quelle que soit la façon dont elle est envisagée, qu’il s’agisse de l’« effacer » entre les Etats membres ou de la « renforcer » au pourtour de l’Union européenne, la notion de frontière se révèle en effet centrale. De ce point de vue, penser la question de la frontière à l’aune de l’intégration européenne en ce début XXIème siècle suppose d’envisager dans un même mouvement les phénomènes post-modernes dé-territorialisation propres à l’ère de la globalisation et, à l’inverse, les phénomènes typiquement modernes de territorialisation de l’autorité politique.
Le cours exaximera ces enjeux sous l’angle des dispositifs de régulation et de dérégulation des mobilités dans et vers l’UE. Il s’agira d’une part de montrer que le projet de la création d’un espace de liberté, de sécurité et de justice (ESLJ) est à l’origine d’une mutation profonde des modalités de l’action publique dans le champ de la sécurité intérieure européenne marquée par le passage d’une logique de la « police », qui repose sur la monopolisation des moyens de la coercition physique légitime, à une logique du « policing », qui suppose un recours généralisé aux techniques de contrôle social et aux nouvelles technologies. Il s’agira d’autre part de montrer comment les questions de libre circulation des personnes et de sécurité intérieure sont rabattues sur un enjeu principal, voire unique, celui de la gestion intégrée des frontières extérieures. A cet égard, le cours soulignera qu’en posant la question du contrôle de ses frontières extérieures, l’UE pose aussi la question des frontières symboliques définissant les conditions de l’appartenance à une communauté politique déterminée, ici définie en tant que communauté d’(in)sécurité.

D. Duez, B. Gourisse 20h - 4 ects Pratique et encadrement juridique de la coopération internationale
Contenu

Première partie : S. Hamdouni.
Les thématiques traitées dans le cadre de ce séminaire relatif à « L’environnement normatif et institutionnel de la coopération internationale » participent à la réflexion sur le fondement, l’objectif, voire la finalité de la coopération internationale. Sur le plan économique, le retour à la régulation par le marché pose la problématique de la place et du périmètre de l’État en matière de coopération. Au niveau sécuritaire, l’ennemi n’est plus que « l’État agresseur » mais également des groupes non-étatiques qui se livrent à des actes de terreur. La sécurité doit être le rempart contre les menaces diverses qui pèsent sur les sociétés. Les drames humanitaires, qu’ils soient issus de la volonté humaine ou en dehors de cette volonté, sont également devenus l’une des composantes de la société internationale. À partir de ces données, quel rôle et quelle place occupe la coopération internationale et son dispositif juridique dans les stratégies multilatérales de cohabitation, de promotion des relations amicales entre les nations et du bien être des peuples ? Éclairer cette interrogation revient à adopter une démarche qui met en évidence que la notion de coopération doit être entendue dans un sens large. La coopération n’a de sens et de pertinence que si elle assure la paix et met le monde à l’abri du besoin et de la souffrance.

Deuxième partie : M. Ebbesen-Goudin.
L’objectif du séminaire pratique au sein du cours est de fournir aux étudiants des clés de lecture du champ des ONG et des OI, dans lesquels ils seront amenés à travailler ou qu’ils rencontreront tout au long de leur carrière.
Après un bref rappel de l’histoire de la solidarité internationale depuis le XIXe siècle, l’intervention se concentre sur les spécificités du sans-frontièrisme dans les années 70 et la grande réforme de l’humanitaire articulée autour de l’ONU au début des années 2000. Le cours propose ensuite et de manière interactive d’explorer certains des grands enjeux auxquels est aujourd’hui confronté le secteur : décentralisation des décisions, poids symbolique et politique grandissant, confusion entre acteurs participant à la solidarité internationale, privatisation des services sociaux… L’accent est notamment mis sur l’intégration grandissante du plaidoyer, sujet sur lequel les ONG sont attendues et qui peut leur permettre, de manière plus ou moins réussie, de mettre en avant des solutions aux crises souvent chroniques sur lesquelles elles interviennent.
Le séminaire se termine sur une discussion autour de la réalité du travail au sein des ONG et OI, notamment pour les expatriés, ainsi que de quelques conseils pour la recherche d’emploi ou de stages. Tout au long de l’intervention, des exemples tirés d’expériences de terrain sont mobilisés pour incarner aussi solidement que possible le séminaire dans la réalité actuelle des actions de solidarité internationale.

S. Hamdouni, M. Ebessen-Goudin 20h - 4 ects Environnement et relations internationales
Contenu

Ce séminaire vise à initier les étudiant(e)s aux enjeux politiques internationaux constitués autour de la question des mers. Pour rendre compte de l’ensemble des processus politiques dont celles-ci sont l’objet (la mer comme support de puissance étatique, comme souci mondial, comme enjeu de collaboration multilatérale, etc.), nous proposons de parler de gouvernement de la mer, entendu comme l’espace social de définition et de régulation des problèmes publics affectant les étendues maritimes (littoraux, océans, mers intérieures, deltas, golfes, détroits, etc.). Mais poser cette hypothèse, c’est vérifier qu’il existe des acteurs qui se spécialisent sur cette question, c’est-à-dire qui participent à la construire comme un enjeu spécifique, qui mettent en œuvre des stratégies particulières et recourent à des instruments précis d’objectivation des enjeux maritimes (pollutions, biodiversité, tracés des frontières bornant les souverainetés étatiques, risques côtiers, etc.). C’est également sous-entendre que cet espace social est animé de conflits, symboliques, techniques, scientifiques ou institutionnels, dont le principe est d’énoncer la véritable nature de la mer et ainsi, d’en construire la consistance politique. Le but du séminaire est donc de soumettre à enquêtes cette hypothèse afin de baliser collectivement un champ de recherche sur cette question.

J. Weisbein 20h - 4 ects Un module à choisir parmi les 2 suivants

Sociologie politique internationale : grandes lectures et enjeux méthodologique

Contenu

NC

B. Gourisse 20h - 4 ects Négociations internationales
Contenu

Ce séminaire de 20h s’organise autour de deux parties. La première, d’une durée totale de 15h, s’articule entre 5 séances thématiques de 3h qui aborderont plusieurs configurations, acteurs et enjeux des négociations internationales. La seconde partie, d’une durée de 5h, consistera en un exercice de simulation de négociation internationale.
L’objectif du séminaire sera d’approfondir les connaissances fondamentales sur les multiples acteurs, processus et enjeux intervenant dans les négociations internationales. A partir d’approches théoriques et de d'études de cas, il s’agira de maîtriser savoirs et savoir-faire afin de proposer, à l’oral comme à l’écrit, une analyse personnelle, organisée et argumentée des négociations internationales, des acteurs qui y interviennent et des enjeux qui en émergent.

J. Cavé, R. Dorlhiac 20h - 4 ects
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Renseignements

Formation initiale Formation continue
Olivia PHABMIXAY
05.61.11.02.86
master@sciencespo-toulouse.fr
Maria Campos
05 61 11 56 88
formation.continue@sciencespo-toulouse.fr

Responsables

Stéphanie BURGAUD, Maître de conférences, Histoire contemporaine

Rédigé par JULIEN SAINT LAURENT

Mise à jour le 29 septembre 2017


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2 ter rue des puits creusés
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Fax : 05 61 22 94 80
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