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Master mention Science Politique - parcours "Gouvernance des systèmes éducatifs" (M2)


Formation LMD


Nature :
Formation diplômante
Diplôme national
Année de sortie :
Bac + 5
Niveau de sortie :
Niveau I
Ville(s) :
Toulouse (IEP)
Durée des études :
une année

Accessible en :

Formation continue

Objectifs

La compréhension des enjeux fondamentaux de l'éducation et de la recherche conduit à renforcer la maîtrise du contexte d'exercice professionnel des agents en leur permettant, grâce à des apports théoriques :

• de mettre en perspective les missions qui leur sont confiées en les replaçant dans l'ensemble des évolutions et exigences des politiques publiques : une formation pluridisciplinaire est proposée, mêlant des approches juridiques, sociologiques, économiques et gestionnaires, afin de donner une vision complète des politiques publiques actuellement à l'œuvre et de leurs perspectives d'évolution.

• de définir le champ et le périmètre des activités liées à leur mission et celles qui peuvent être déléguées dans un souci d'efficacité de la coopération et de transparence ;

• de construire les outils d'un suivi attentif de la cohérence des projets et de la pertinence de leur réalisation.

Compétence(s) visée(s)

Le croisement de regards disciplinaires diversifiés sur « l’objet » que constituent les politiques publiques éducatives permettra de donner une connaissance approfondie du système éducatif et des enjeux transversaux des réformes qui l’affectent. L’intervention d’enseignants-chercheurs spécialisés sur ces questions offre la possibilité de décliner les derniers apports de la recherche en ce domaine et garantit une haute qualité d’enseignement par ailleurs confortée par des interventions ponctuelles de professionnels du secteur. 
 
 

Contrôle des connaissances

En M2, les modules de cours (10 à 13) sont évalués par un contrôle continu pour certaines matières et / ou par un examen à la fin du premier semestre.

La note de contrôle continu est valable pour les 2 sessions. L’examen terminal donne lieu à deux sessions par an. La première session a lieu à la fin ou en cours de chaque semestre d’enseignement, la seconde au mois de juin. La durée des épreuves est identique pour les deux sessions. Les notes au-dessus de la moyenne obtenues à l’examen terminal de la première session sont conservées pour la seconde session. L’étudiant ne subit à la seconde session que la ou les épreuves portant sur les matières non validées dont les notes à l’examen terminal ont été inférieures à la moyenne. Les notes de seconde session remplacent et annulent celles obtenues en première session. La seconde session est organisée en juin après l’annonce publique des résultats pour les étudiants en échec.
 

Est déclaré admis au Master 2 l'étudiant ayant été admis aux trois unités d’enseignement. La délivrance du Master Science Politique, Mention Gouvernance des systèmes éducatifs intervient :

- sur la base de la validation de la première année du Master (Master 1) effectuée lors de l'admission de l’étudiant en seconde année de Master ;

- sur la base de la validation des trois modules de la seconde année de Master (Master 2).

À partir des notes obtenues par l'étudiant au cours de l’année de Master 2, le jury délivre le diplôme de Master, avec l’une des mentions suivantes :

- Passable : moyenne de 10 à 12 sur 20 ;

- Assez bien : moyenne de 12 à 14 sur 20 ;

- Bien : moyenne de 14 à 16 sur 20 ;

- Très bien : moyenne de 16 à 20 sur 20.

En cas d’échec, seul le jury peut examiner les demandes de redoublement faites par les étudiants.  

Jury d'examen

Cécile Crespy, Professeure des universités en science politique (présidente)
Xavier Marchand-Tonnel, Professeur agrégé de sciences sociales
Valérie Larrosa, Maître de conférences en droit public 

Et après ?

Débouchés professionnels
Inspecteur d'académie, réussite aux concours des IRA, concours administratifs du ministère de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche, directeur d'établissement, chef de bureau du cabinet au rectorat, ...
Niveau(x) de recrutement :
Bac + 4
Coût de la formation :
1 500 € financement personnel 3 350 € financement organisme

Formation(s) requise(s)

L’accès en M2 est pour sa part conditionné par la détention d’un M1 ou par la satisfaction d’une procédure de validation des acquis (VA) ou de validation des acquis de l’expérience (VAE). S’agissant des M1 exigibles, l’identité pluridisciplinaire et professionnelle du diplôme et sa construction sur deux années de formation complémentaires incitent à privilégier les détenteurs du M1 « Gouvernance des systèmes éducatifs ». La sélection de titulaires d’autres M1 – sciences de l’éducation, politiques publiques, management public… - ne saurait cependant être exclue et sera opérée par une commission spécifique composée des directeurs du master, des responsables de parcours et des enseignants chercheurs responsables de modules.

Conditions d'accès

L’accès en M2 est pour sa part conditionné par la détention d’un M1 ou par la satisfaction d’une procédure de validation des acquis (VA) ou de validation des acquis de l’expérience (VAE). 

admission

Capacités d'accueil

Les étudiants remplissant ces conditions peuvent postuler au Master GSE en remplissant un dossier de candidature en ligne.

Organisation générale des études


Semestre 1 UE1 EVOLUTION DES POLITIQUES D'ÉDUCATION 40h Politiques d'éducation comparée
Contenu

Ce module vise à décentrer le regard (les politiques d’éducation vues d’ailleurs) en mettant en perspective le système éducatif français avec d’autres traditions nationales. Ces dernières années, les réformes entreprises dans les systèmes éducatifs se diffusent un peu partout en Europe. Ces réformes s’inscrivent toutefois dans des temporalités différentes et ne produisent pas les mêmes effets selon les contextes nationaux, les injonctions à la réforme étant appropriées différemment selon les contextes sociétaux. Plus précisément, il s’agira d’examiner les modes de fonctionnement des systèmes éducatifs dans quelques pays européens qui font figure de « modèles » en particulier pour les réformateurs.
Le module s’attachera à éclairer pourquoi comparer et comment comparer à travers les politiques scolaires, les politiques d’enseignement supérieur menées sous le label « politiques de l’excellence » ou encore le rôle d’une organisation internationale telle que l’OCDE. Ce module sera également l’occasion de discuter quelques évidences que l’on retrouve dans les débats concernant le système éducatif : que cache la réussite finlandaise ? Le « modèle allemand » est-il transposable en France ? Le module permettra ensuite de discuter la question de la convergence des sytèmes éducatifs dans un contexte d’européanisation des politiques d’éducation et de construction d’un Espace européen de l’enseignement supérieur. Le module discutera enfin de la comparaison comme instrument de gouvernement dans le cadre du développement du benchmarking international.

F. ALIMUKHAMEDOV, V. CARPENTIER, C. CRESPY, D. NUSCHE, T. TONISMANN 16h Politiques de lutte contre les discriminations
Contenu

L’objectif de cet enseignement consiste à éclairer le sens des terminologies mobilisées dans l’espace public et l’action publique autour de la lutte contre les discriminations, l’égalité des chances et la promotion de la diversité. Il s’agit de proposer une problématisation générale autour de ces thématiques afin de donner des outils de réflexion et d’analyse aux acteurs de l’éducation nationale afin qu’ils soient en mesure de penser et de mettre en place des politiques en phase avec les orientations nationales et européennes.

O. Philippe 16h Construire des politiques éducatives articulées
Contenu

Le nouvel « enseignement moral et civique » (EMC), crée par la loi du 8 juillet 2013, a fait son entrée dans les programmes scolaires, à grand renfort d'ambitieuses déclarations d'intentions : transmettre des valeurs républicaines, lutter contre les formes de radicalisations communautaires et religieuses, réaffirmer l'autorité des institutions publiques… Partant de cette actualité saturée, il s'agit de revenir sur le cheminement de l'éducation à la citoyenneté dans et autour de l'école en France. Au-delà de l'institution scolaire, l'ensemble des formes éducatives dédiées à l'enfance et à la jeunesse ont progressivement fait l'objet d'une intervention de l’État. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l'évolution des relations entre l'administration de l'éducation nationale et les acteurs des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire, comme un cas particulier de construction de politiques éducatives. En puisant dans différents passés (l'école de la Troisième République, la guerre scolaire et son extension jusqu'aux colonies de vacances, la co-gestion des politiques de jeunesse avec les mouvements d'éducation populaire), nous discutons deux questions principales. Comment s'envisage l'apprentissage et la transmission de la participation, scolaire et citoyenne ? Comment s'élabore l'éducation à la citoyenneté, sous la houlette de l'institution scolaire : les familles, associations ou autres groupes de pairs en sont tantôt exclus et demeurent aux portes de l'école, tantôt associés voire aspirés quand l'enceinte scolaire ouvre ses portes (au sport, au théâtre ou encore à la pratique des conseils). Cette perspective nous permet de questionner à nouveaux frais ce qui se joue entre l’État, les corps intermédiaires et les familles des enfants dans l'actualité de la fabrique (manufacturing) étatique de la citoyenneté.

M. Vanhoenacker 8h UE2 AUTONOMIE ET TERRITORIALISATION DES POLITIQUES D'ÉDUCATION 32h Décentralisation des systèmes éducatifs
Contenu

La décentralisation du système scolaire en France a connu plusieurs étapes : elle a commencé dès la fin du XIXème siècle avec la prise en charge par les communes du fonctionnement matériel des établissements d’enseignement élémentaire, elle a repris dans les années 1980 à travers l’implication des conseils généraux et régionaux dans le second degré et elle semble s’accélérer depuis lors comme en témoignent les « actes II » et « III » de 2004 et 2014. Ce processus, qui peut encore se poursuivre, est justifiable par des arguments à la fois politiques, économiques et pédagogiques. Il aboutit, cependant, à une situation complexe où la logique partenariale prend une importance croissante : l’Etat conservant la responsabilité du service public de l’enseignement, les compétences des uns et des autres sont imbriquées ; de plus, au-delà de leurs obligations légales, les différents niveaux de collectivités territoriales prennent des initiatives en matière éducative. Sont alors soulevées des questions de lisibilité, d’identification des responsables et de dispersion des ressources. Les comparaisons internationales montrent, néanmoins, que la décentralisation du système scolaire intervient également dans de nombreux autres pays, sur le même modèle qu’en France ou sous des formes plus poussées. Elles conduisent à s’interroger sur l’efficacité des différentes modalités retenues et sur le poids des contextes nationaux dans les réformes menées.

X. Marchand-Tonel, A. Bagouet 16h Autonomie et pilotage des établissements
Contenu

La question de l'autonomie traverse le service public d'éducation depuis
de nombreuses années. Dans le cadre du master « Gouvernance des systèmes
éducatifs », il nous a semblé essentiel de réinterroger cette question
pour comprendre ce que peut signifier le pilotage d'ensembles autonomes
à différentes échelles (l'établissement scolaire, l'université et le
territoire).
Un premier éclairage sera apporté par Fran&ccdil;ois-Xavier PESTEL, IA-DASEN
de Tarn et Garonne autour du pilotage de l'autonomie à l'échelle d'un
département. Il sera complété par un focus sur le pilotage de
l'établissement scolaire par le projet d'établissement assuré par Nicole
ARRESTIER, proviseur du lycée Fran&ccdil;oise de Tournefeuille. Enfin,
Christophe Giraud, délégué régional CNRS abordera, à travers des
exemples des établissements d'enseignement supérieur une méthode
d'élaboration de la stratégie (projet d'établissement) pour ensuite
aborder les outils et méthodes du pilotage (démarche qualité, contrôle
de gestion, budget, contrat d'objectif et de moyens).

C. Giraud, N. Arrestier, F.-X. Pestel 16h UE3 PILOTAGE DES POLITIQUES D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE 24h Répondre à un appel d'offres 
Contenu

Traditionnellement composé des dotations « de base » des organismes de recherche (Universités, CNRS, CEA, INSERM, INRA, INRIA, etc.) à leurs laboratoires et du paiement des salaires des chercheurs, le financement de la recherche publique française a fortement évolué ces dernières années. Il est aujourd’hui orienté sur une logique de « projet ». Ce financement « sur projet » consiste d’abord dans l’organisation de procédures d’appel d’offres sur des thèmes ou des domaines de recherche définis, visant à affecter une partie des crédits publics sur des travaux jugés politiquement prioritaires. Concurrentiel, ce mode de financement repose parallèlement sur une évaluation systématique des projets et des équipes de recherche. Ce financement « sur projet » consiste ensuite en un recours accru à des fonds provenant du secteur privé : contrats industriels, financement de fondations, contrats liés à la valorisation des résultats de recherche (licence, …), etc. La finalité de ce module est de fournir une présentation pratique (règles de fonctionnement, éléments pratiques pour le montage d’une réponse aux appels à projets, …) des différents financements « sur projet » de la recherche publique : programmes de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), Investissements d’avenir, appels à projets de l’Europe (notamment le programme européen de recherche et d’innovation « Horizon 2020 »,…), des collectivités territoriales, des pôles de compétitivité, des contrats de financement par des associations ou fondations, conventions de recherche avec le secteur privé, ...

R. LÉVY, J. SAINT-LAURENT, M. PROUTEAU, V. ROBIN 16h Transformations des activités d'enseignement supérieur et de recherche
Contenu

L’entrée choisie dans ce module privilégie moins l’étude descriptive des acteurs et des institutions participant à la gouvernance des sciences que l’analyse des potentielles transformations des activités d’enseignement supérieur et de recherche elles-mêmes. A partir de points de vue variés (travaux des sociologues, anthropologues, épistémologues, économistes ou historiens), il s’agira de considérer l’évolution de ces pratiques et, de fait, celle de la nature des savoirs produits et diffusés. Cet enseignement s’ancre donc sur les principaux travaux de recherche des « sciences studies » ; productions dont la portée se veut à la fois explicative et potentiellement critique. Il s’agira notamment d’interroger les éventuels décalages entre les mots d’ordre et instruments de la gouvernance des universités et les connaissances scientifiques disponibles sur le travail de recherche et d’enseignement au sein de ces institutions.

P. TERRAL 8h UE4 MÉMOIRE 13h Méthodologie du mémoire
Contenu

Ce module vise à présenter la démarche de recherche en sciences sociales. Il permet d’accompagner les différentes étapes de rédaction du mémoire : définir un objet de recherche, mettre en œuvre un dispositif d’enquête, construire une problématique, formuler des hypothèses, analyser les données mobilisées. Le module se déroulera tout au long de l’année. Il repose sur le rendu régulier de travaux qui constituent une étape vers la rédaction finale du mémoire. Le module mobilisera les directeurs de mémoire et les référents professionnels au semestre 2.

C. Crespy - X. Marchand-Tonel, M. Vanhoenacker 9h Atelier d'aide à la rédaction du mémoire
Contenu

Module transversal.
Cette formation est destinée à l'acquisition des méthodologies et techniques de recherche documentaire.
Nous essaierons d'apporter des solutions pratiques aux différents problèmes liés à la réalisation de la bibliographie du mémoire. Pour cela nous proposerons d'explorer les méthodes d'interrogation des catalogues, de certaines bases de données, et les normes de présentation des références bibliographiques.L'ensemble des ressources et des exercices est proposé en version en ligne.

JL Chazaly 4h
Semestre 2 UE4 MÉMOIRE 13h Méthodologie du mémoire
Contenu

Ce module vise à présenter la démarche de recherche en sciences sociales. Il permet d’accompagner les différentes étapes de rédaction du mémoire : définir un objet de recherche, mettre en œuvre un dispositif d’enquête, construire une problématique, formuler des hypothèses, analyser les données mobilisées. Le module se déroulera tout au long de l’année. Il repose sur le rendu régulier de travaux qui constituent une étape vers la rédaction finale du mémoire. Le module mobilisera les directeurs de mémoire et les référents professionnels au semestre 2.

C. Crespy - X. Marchand-Tonel, M. Vanhoenacker 9h Rédaction et soutenance du mémoire

Renseignements

Maria Campos
05 61 11 56 88
formation.continue@sciencespo-toulouse.fr

Responsables

Responsables formation continue

Rédigé par JULIEN SAINT LAURENT

Mise à jour le 29 septembre 2017


Renseignements pratiques :

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2 ter rue des puits creusés
CS 88526
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VAE :

Le dispositif réglementaire de VAE :
  • Le décret n° 2002-590 du 24 avril 2002 offre la possibilité d'obtenir une partie ou la totalité d'un diplôme en justifiant au minimum de trois années d'expérience professionnelle en rapport avec le contenu du diplôme souhaité.
  • Pour toute demande de VAE, merci de vous adresser à la cellule VAE de l'Université de Toulouse 1 Capitole : vae@univ-tlse1.fr
 
 

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